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La santé au Sénégal |
L’espérance de vie au Sénégal est passée de 48 ans pour les hommes en 1989 à 55 ans, pour les femmes de 50 ans en 1989 à 60 ans.
En 1990 seulement 40 % de la population totale a accès aux soins de santé. Le secteur de l’eau potable n’est guère plus reluisant : entre 1975 et 1980, 36 % de la population sénégalaise a accès à l’eau potable. Entre 1990 et 95, ce chiffre passe à 52 % avec respectivement 28 % en milieu rural et 85 % en milieu urbain. Si l’accès aux points d’eau potable s’est donc amélioré, la consommation quotidienne d’eau par habitant s’est nettement détériorée au cours des 15 dernières années, avec un recul plus net encore lors de l’ajustement. De 63 litres par personne et par jour en 1980 en milieu urbain, elle est descendue, en 1994, à 54 litres. Ce recul est plus marqué pour la ville de Dakar (passage de 88 litres/personne/jour à 69 litres/personne/jour).
Le Paludisme reste un véritable problème de santé publique.
C'est une endémie parasitaire qui couvre tout le pays, surtout pendant l'hivernage. Il intéresse chaque année prés du tiers de la population d’après Mr Kakou infirmier responsable de la santé de 6000 personnes.
La plupart des crises de paludisme se déclarent évidemment pendant la saison des pluies, les anophèles pondant leurs oeufs dans l’eau. Les personnes âgées et affaiblies ainsi que les nouveaux nés sont les principales victimes du paludisme puisqu’il leur est souvent fatal. Il faut également savoir que la prévention par la quinine est le fait d’à peine une personne sur 1500. Les sénégalais attendent donc souvent la crise pour se soigner. Pourtant les comprimés de nivaquine fabriqués par Rhône-Poulenc Sénégal ne coûte que 5 C.F.A. pièce ce qui fait un coût mensuel de 150 C.F.A. Il est donc difficile d’accepter que le paludisme soit la plus grande cause de mortalité au Sénégal. Un espoir si les médicaments ne sont pas pris, les insecticides eux se sont généralisés et il sont relativement efficaces. Les spirales se consommant pendant la nuit sont les plus usités mais deux spirales coûtent 150 C.F.A. pour un total mensuel de 4500 f soit une prévention à la quinine pour 30 personnes pendant la même période.
Le Sida, comme dans tous les pays d’Afrique progresse d’une manière inquiétante. Avec l’accroissement du tourisme, la prostitution augmente et le Sida avec.
La tuberculose est également un fléau, notamment dans la vallée du fleuve Sénégal.
La fièvre jaune transmise par le moustique est heureusement très rare à l’instar de la méningite. Il faut savoir que la fièvre jaune, à l'instar de la fièvre d'Ebola est une fièvre hémorragique. Pour être plus clair, une fois la faible période d'incubation dépassée, vos organes vitaux se réduisent en purée.
La Trypanosomiase humaine ou maladie du sommeil, est localisée au niveau de la petite côte et de la Casamance. La lutte contre le vecteur a fait nettement reculer la maladie.
La Syphilis endémique affecte, en particulier les Peulhs et les Hal pulareen de la vallée du fleuve. Le milieu social, la mauvaise hygiène et les conditions d'habitat expliquent la sérénité de la maladie dans la vallée du fleuve.
Les cas de filarioses ainsi que la bilharziose ne se constatent que dans la région du Fleuve, du lac de Guiers, de la Casamance et du Sénégal Oriental c’est à dire où l’eau douce est présente en permanence ou à l’état résiduel. Ces maladies sont des parasitoses. Des vers appelés filaires rentrent dans votre organisme. Pour la bilharziose, il s'agit d'une larve véhiculée par un escargot vivant dans l'eau douce. Les membres gonflent et l’infection arrive.
La Bilharziose existe sous diverses formes :
1 ) Bilharziose hépatosplénique ( intestinale )
2 ) Bilharziose urogénitale ( urinaire ) :
3 ) Bilharziose arterio-veineuse ( hépatique ) :
Elles entraînent souvent de graves incapacités physiques, sociales et économique, et, de concert avec les parasitoses principales, peut sérieusement affaiblir le potentiel productif des pays en développement.
La Schistosomiase est due à l'homme : les gens sont responsables de leur propre maladie. Les vers qui causent la schistosomiase urinaire vivent dans les vaisseaux sanguins qui entourent la vessie. Les femelles pondent des oeufs que l'on trouve dans les urines chez l'enfant. La présence d’œufs s'accompagne toujours d'une hématurie ( sang dans les urines ). Les vers qui causent la schistosomiase intestinales vivent dans les vaisseaux qui entourent les intestins, les femelles pondent les oeufs qui se trouvent dans les selles. Environ la moitié de ces oeufs restent dans le corps et vont endommager le foie, la vessie et les reins.
Si les oeufs expulsés du corps rencontrent de l'eau douce, un minuscule parasite qui se déplace très vite, sort de l’œuf et se met à nager. Pour poursuivre sa croissance il doit trouver et pénétrer un mollusque. Dans celui-ci, le parasite se multiplie en milliers de petits parasites à queue fourchue (les cercaires),
qui s'échappent dans l'eau au bout de 4 à 7 semaines.
Des maladies plus rares et plus localisées existent également dans les régions. La
"cécité des rivières" provoquée par la piqûre d’une toute petite mouche noire d’à peine 1mm (la Simuli) ne s’attrape qu’au Sénégal Oriental et encore seulement à proximité des rivières oxygénées : donc au bord de la rivière Gambie , de la Falémé et de la Rivière Niokolo.